Interview de notre nouveau Président du Conseil de Surveillance : Laurent Frigara
1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Laurent Frigara, un entrepreneur passionné par la santé. Dès ma sortie d’école d’ingénieur informatique, j’ai créé une première entreprise qui mêlait déjà santé et tech. J’ai eu ensuite la chance de bâtir et de faire grandir des projets porteurs de sens, permettant d’améliorer les soins à l’hôpital. Mon aventure la plus connue est Enovacom, que j’ai cofondée pour en faire un leader de la santé digitale en France, avant de céder la société au groupe Orange.
Cette longue expérience m’a amené à devenir également investisseur. À ce titre, l’observation des écosystèmes santé, tech, data et IA que je côtoie au quotidien m’envoie un message clair : la prochaine révolution pour les patients viendra de la convergence entre la tech et la biotech.
2. Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter ce rôle de Président du Conseil de Surveillance ?
Honnêtement, comment refuser une telle mission ? Nous faisons face à un enjeu majeur de santé publique : la douleur chronique, qui touche des centaines de millions de personnes. Chacun d’entre nous — moi le premier — connaît une personne, ou vit lui-même, une situation de douleur chronique. Et il y a la crise des opioïdes, terrible tragédie humaine.
Tafalgie ne se contente pas de proposer une alternative : elle ouvre une voie pour, dans le même temps, soulager les patients et répondre à une crise majeure de santé publique.
Ensuite, il y a l’équipe. J’ai découvert chez Tafalgie une concentration de talents absolument incroyable. Des scientifiques brillants, des experts chevronnés… Cette passion et cette énergie communicatives ont fini de me convaincre que je devais m’engager.
3. Quelles seront vos priorités en tant que Président du Conseil de Surveillance ?
Avec le Conseil de surveillance, nous sommes là pour conseiller, challenger et soutenir l’équipe de direction. Mon rôle est de veiller à aligner mission et création de valeur : faire en sorte que notre mission — soulager les patients — se traduise par une création de valeur durable et transparente pour nos actionnaires.
Il s’agit aussi de bâtir pour l’avenir : aider à structurer la croissance de Tafalgie. Cela signifie conserver l’agilité d’une start-up tout en construisant des fondations solides, notamment en mobilisant mon réseau et en veillant au bien-être de nos équipes, qui sont notre plus grand atout.
Enfin, il s’agit de nouer les bonnes alliances. Le succès d’une biotech passe par des partenariats stratégiques intelligents. Je partagerai mon expérience pour que Tafalgie s’entoure des meilleurs partenaires afin d’amener notre première molécule jusqu’aux patients.
4. Quelle est votre vision pour Tafalgie dans les mois et années à venir ?
Tafalgie possède tous les atouts pour devenir un acteur mondial de référence des antalgiques de nouvelle génération.
À court terme, les premiers résultats cliniques devront confirmer ce que nous pressentons tous : le potentiel immense de notre approche. C’est ce jalon qui ouvrira la voie à des partenariats stratégiques décisifs.
À moyen terme, je rêve que le nom de Tafalgie devienne synonyme d’innovation de rupture dans le traitement de la douleur. Que nous devenions une référence, capable d’attirer les meilleurs talents et de développer un portefeuille de solutions qui changent la vie.
5. Quels sont, selon vous, les principaux défis à relever pour Tafalgie ?
J’en vois trois principaux.
Le défi scientifique, d’abord, qui est déjà bien engagé : transformer une promesse scientifique en une preuve clinique irréfutable. Nous devons faire preuve d’une rigueur absolue dans nos essais, tout en restant à la pointe de l’innovation, notamment grâce à l’IA.
Le défi stratégique ensuite : tracer notre route dans un écosystème réglementaire et financier complexe.
Enfin, le défi humain ne doit pas être négligé. L’hypercroissance est toujours un défi humain : il s’agit de maintenir une intensité de sprint sur une distance de marathon. Il nous faudra attirer et fidéliser une équipe de classe mondiale, cultiver une culture d’excellence et de bienveillance, et structurer l’entreprise pour qu’elle puisse grandir sans perdre son âme.
6. Si l’on ne devait retenir qu’un mot-clé ou une ambition pour résumer votre nomination ?
Un mot, ce serait : confiance. Confiance pour les patients qui attendent une solution, pour la société face à un enjeu sanitaire majeur, et enfin pour l’équipe de fondateurs de Tafalgie engagée dans un défi professionnel et humain hors du commun !

Photos par Patryck Lebrun




